Larry Robichaud

Larry Robichaud
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Source: Biographies artistes québécois
Néguac
Nouveau-Brunswick

Dès son enfance, à Néguac au Nouveau-Brunswick, Larry Robichaud est fasciné par la musique qu’il entend à la radio .
Les chansons de Hank Snow, grande vedette de la musique country des années 40 et 50, originaire de la Nouvelle-Écosse bien que faisant carrière aux Etats-Unis, l’intéressent tout particulièrement.

Dès que ses économies le permettent, le jeune Larry se procure une première guitare, modèle Lone Ranger, au coût de sept dollars! Avec quelques amis, il apprend ses premiers accords en jouant les refrains de ses idoles: Hank Williams, Webb Pierce et bien sûr Hank Snow. Il a alors quatorze ans. À la fin de ses études, il pense se diriger vers l’enseignement mais décide plutôt de tenter sa chance dans le monde de la musique. En 1953, il se rend à Montréal où il a l’occasion de chanter avec d’autres musiciens qui partagent ses goûts, tels Freddy Gagné, Normand Pitts et Bobby Vaillancourt.

Deux ans plus tard, il forme son premier groupe qui prend pour nom les New Brunswick Ramblers. Larry y partage la scène avec la chanteuse Lilianne Picot, chacun y allant de son répertoire, agrémenté à l’occasion de quelques chansons en duo. La renommée du chanteur s’établit lentement, au gré de ses engagements dans divers clubs de la métropole dont le Main Café qui devient un point de ralliement. Ses premiers enregistrements paraissent à la fin des années 50, en format 78 tours, sur étiquette Alouette. Après s’être produit en tournée avec Paul Brunelle (1959) puis Marcel Martel (1960), Larry Robichaud forme sa propre troupe en 1961. Sa femme Simone et l’orchestre de son beau-frère Gerry Aubé seront les piliers de cette équipe qui compte aussi le claviériste Claude Cyr. Les succès de Larry se multiplient ; Cher papa, À ton mariage, Qui de nous deux, Je vais chanter, mais aussi des sujets plus controversés comme Hello Vietnam ou Les avortements.

Bravant les difficiles conditions de transport, Larry Robichaud est ses collègues s'aventurent dans les régions du Québec qui n’étaient pas encore desservies par le réseau routier; sa troupe est la première du genre à visiter la partie est de la Côte-Nord, de Sept-Îles à Natashquan. Voyageant par bateau, la troupe se rend aussi aux Iles-de-la-Madeleine où l’accueil est comme toujours légendaire. Plusieurs de ses chansons exprimeront l’attachement de Larry à son coin de pays, comme Le pêcheur acadien ou New Brunswick, Gaspésie, Abitibi. Les gens le lui rendent bien : l’orchestre de Larry s’étant rendu à Sept-Iles pour s’y produire une fin de semaine, le public l’adopte et en fait le groupe attitré de l’endroit. Pendant sept ans, l’orchestre y établira ses quartiers d’hiver, ne reprenant la route que pour les tournées estivales.

Auteur-compositeur prolifique, il lui arrive tout de même de puiser au répertoire de ses idoles de jeunesse ou de s’amuser aux dépens de succès contemporains. Les adaptations humoristiques que sont J’ai un bazou qui ne veut pas partir, On est bien l’un sur l’autre ou La vie d’un bûcheron démontrent bien le caractère jovial du chanteur. La popularité de Larry ne connaît pas de répit : de 1983 à 1985, la télévision de Radio-Canada à Moncton lui confie l’émission hebdomadaire La Bastringue. Par la suite, celle-ci fera place à Country Centre-ville animée par Renée Martel, puis Pour l’amour du country, avec Patrick Norman.

En plus de 50 ans de carrière, cet artiste a composé environ 500 chansons dont plusieurs se sont retrouvés sur la cinquantaine de long-jeux, cassettes et CD parus sur une bonne douzaine d’étiquettes, au fil des ans. (Source: Richard Baillargeon, Biographies artistes québécois)